L'hydrofaction est souvent décrite comme la méthode de disposition la plus écologique actuellement disponible au Québec. Légale depuis 2015, elle reste méconnue du grand public — mais elle connaît une popularité croissante chez ceux qui souhaitent minimiser leur impact environnemental.
Comment ça fonctionne
Le processus d'hydrofaction — terme officiel au Québec — consiste à placer le corps dans une cuve en acier inoxydable remplie d'une solution d'eau et d'hydroxyde de potassium chauffée à environ 150 °C. La réaction chimique, qui dure entre 6 et 8 heures, dissout les tissus organiques. Il reste des fragments osseux — semblables aux cendres obtenues après une crémation par flamme — ainsi qu'un liquide aqueux stérile et au pH neutre, qui peut être évacué en toute sécurité dans le réseau d'égouts.
Ce que vous recevez
Comme pour la crémation traditionnelle, vous recevez des fragments osseux traités (communément appelés "cendres"), que vous pouvez conserver dans une urne, disperser, inhumer dans un columbarium ou dans une forêt mémoriale. Le résultat est en pratique identique à celui de la crémation par flamme.
Avantages environnementaux
- 90 % moins d'émissions de carbone que la crémation par flamme
- Aucune émission de mercure (pas de combustion — les amalgames dentaires ne sont pas volatilisés)
- Aucune fumée, aucun gaz toxique
- Consommation d'énergie significativement moindre
Coût estimé au Québec
L'hydrofaction coûte généralement entre 2 500 $ et 4 500 $ au Québec, selon le forfait choisi et si une cérémonie est incluse. Les prix sont comparables à ceux d'une crémation avec service, et légèrement supérieurs à une crémation directe sans cérémonie.
Seul prestataire au Québec
Actuellement, Forêt de la Seconde Vie est le seul prestataire d'hydrofaction au Québec. Cette entreprise offre également des services de forêt mémoriale, permettant une combinaison unique : hydrofaction suivie de l'inhumation des cendres dans une forêt protégée.
Légale depuis mars 2015
L'hydrofaction a été intégrée à la législation québécoise lors des modifications à la Loi sur les arrangements préalables de services funéraires et de sépulture (RLRQ, chapitre A-23.001) en mars 2015. Le Québec a ainsi été l'une des premières juridictions canadiennes à la légaliser.
Mis à jour : mars 2026